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Nov. 19 - La sonde Hayabusa-2 entame son chemin retour vers la Terre avec des échantillons de l’astéroïde Ryugu à son bord

Ryugu © DLR/, 2019

Catégorie(s) : Nos électroniques dans l'espace

Après un an et demi en orbite autour de Ryugu, la sonde Hayabusa-2 vient d’entamer son retour vers la Terre. Cette dernière devrait arriver fin 2020 avec à son bord de la poussière de l’astéroïde Ryugu.

Réussite pour le microscope hyperspectral Micromega

Pour rappel, c’était en octobre 2018 que le module MASCOT s’était posé sur l’astéroïde d’à peine 875 mètres de diamètre. Après un atterrissage périlleux, MASCOT avait réalisé des mesures pendant 17 heures, soit le laps de temps nécessaire pour activer son instrument Micromega 7 fois, avant de s’éteindre. EREMS avait fourni le synthétiseur RF embarqué sur cet instrument que le CNRS indique « d'une précision et d'une répétabilité impressionnante ». Si les mesures sont encore en cours d'analyse, l’environnement de Ryugu s’est avéré très difficile : températures très élevées, rugosité du sol et albedo extrêment faible.

Dernières manœuvres pour Hayabusa-2 ?

La mission ayant pour objectif principal l’étude de la structure interne de l’astéroïde, la sonde Hayabusa-2 a également effectué deux manœuvres d’approche et récolté des échantillons de poussière à sa surface. Ce sont donc ces échantillons qui ont initié leur voyage retour vers la terre aujourd’hui. L’arrivée de la capsule qui se fera dans le désert australien est prévue à l’horizon fin 2020. Quant à Hayabusa-2, celle-ci ne devrait pas se désintégrer tout de suite dans l’atmosphère car son potentiel recyclage sur d’autres missions est envisagé.

Le vrai visage de Ryugu

C’est dans le magazine Science d’août 2019 que les premières photos de MASCOT dévoilaient l’aspect de la surface de Ryugu. Celles-ci montrent un sol sans poussières à l’apparence se rapprochant d’un milieu volcanique. De petites inclusions millimétriques se détachent d’une majorité de blocs granuleux qui ne sont pas sans rappeler certaines météorites telles que celle de Tagish Lake (type C2), tombée en 2000 sur le lac canadien gelé du même nom. Ces photos ont encore bien des secrets à dévoiler et illustrent le contexte dans lequel les échantillons d’Hayabusa-2 et les mesures de MASCOT ont été réalisés.